En tricot, certains points deviennent des repères : on y revient quand on veut du relief, une matière qui vit, et un rendu net sans prise de tête. Le point de riz fait partie de ces classiques qui traversent les tendances, parce qu’il transforme une simple laine en surface texturée, douce, presque “granuleuse”, avec un chic discret. Sur une écharpe d’hiver, il donne une tenue élégante. Sur un bonnet, il structure sans rigidifier. Et sur un pull, il apporte un côté artisanal soigné, même quand le modèle est très simple.
Ce qui rend ce point si populaire, c’est son équilibre parfait : une technique facile à mémoriser, mais un résultat qui a l’air travaillé. Le motif se construit avec une alternance de mailles endroit/envers et, surtout, un petit jeu d’inversion à chaque rang. Pas besoin d’être “douée” : il suffit d’être régulière. Et si le rendu n’est pas parfait au début, c’est normal : ce point est aussi une excellente école pour comprendre la lecture d’un ouvrage, repérer les mailles, et développer un geste fluide sur les aiguilles. De quoi se créer un vrai terrain de jeu pour des projets simples, jolis et vraiment portables.
En bref
- Point clé #1 : le point de riz se mémorise vite, mais donne un rendu élégant et texturé.
- Point clé #2 : la réussite vient surtout d’une tension régulière et d’un bon duo laine + aiguilles.
- Point clé #3 : l’erreur classique, c’est d’oublier d’inverser les mailles à chaque rang (et le motif “se décale”).
- Bonus : un mini-rituel simple aide à lire ton tricot et à corriger en douceur, sans tout détricoter.
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|---|---|
| Point clé #1 : “simple” ne veut pas dire banal—ce point a un vrai style, même sur un projet débutant. | Monter 20 mailles et tricoter 10 cm en point de riz pour voir la texture apparaître. |
| Point clé #2 : la meilleure astuce de pro, c’est de lire les mailles plutôt que de compter en boucle. | Au début de chaque rang, repérer une maille endroit et une maille envers, puis alterner. |
| Point clé #3 : le piège fréquent, c’est la tension irrégulière (surtout avec une laine très poilue). | Tester une taille d’aiguilles au-dessus si le tissu gondole ou paraît trop serré. |
| Bonus : un marqueur posé au début de rang évite de se perdre quand on reprend son tricot. | Ajouter un marqueur + noter “R1/R2” sur un papier ou dans une note téléphone. |
Comprendre le point de riz au tricot : le classique qui change tout
Le point de riz est une texture obtenue grâce à une alternance de mailles endroit et envers, avec une règle d’or : à chaque nouveau rang, on tricote l’inverse de ce qui se présente. Résultat : les petites bosses se répartissent de façon régulière, comme des grains, et le tissu devient souple, dense, et visuellement riche. C’est exactement ce qui en fait un classique : il fonctionne sur presque tous les fils, et il sublime même un modèle minimaliste.
Ce point est aussi un super “prof” : il apprend à repérer une maille endroit (souvent en forme de petit “V”) et une maille envers (plutôt comme une petite barre/une bosse). Très vite, les mains arrêtent de compter et commencent à lire. Et là, le tricot devient plus fluide, plus relaxant. Pourquoi s’en priver ?
La logique des rangs : la méthode simple à retenir
Pour une version de base (la plus utilisée), le principe peut se résumer ainsi. Rang 1 : 1 maille endroit, 1 maille envers, et on répète jusqu’à la fin. Rang 2 : on tricote chaque maille à l’opposé de ce qu’on voit : une maille qui “semble endroit” se tricote envers, et une maille qui “semble envers” se tricote endroit. Cette alternance d’inversion crée le relief typique.
Si l’idée de “ce qui se présente” semble floue, ça vaut le coup de prendre 30 secondes pour clarifier la notion de rang et de lecture du tricot. Une ressource utile pour démystifier ça : comprendre ce qu’est un rang en tricot. Quand cette base est claire, le point de riz devient presque automatique.
Exemple concret : le fil conducteur d’une petite écharpe-test
Imagine un projet “zéro pression” : une mini écharpe de 12 cm de large, juste pour s’entraîner. Avec une laine moyenne et des aiguilles adaptées, la texture apparaît dès les premiers centimètres. Au bout de 20 cm, le tissu commence à tomber joliment, sans rouler sur les bords (un gros avantage du point de riz par rapport au jersey).
Cette écharpe-test sert ensuite de référence : elle aide à choisir la bonne tension, à voir si la matière gratte, à vérifier la tenue. C’est aussi un bon moment pour se demander : plutôt rendu souple et aérien, ou dense et bien chaud ? Ce choix prépare la section suivante, celle du matériel, qui fait toute la différence. Un point facile, oui—mais avec les bons outils, il devient franchement élégant.

Choisir laine et aiguilles : le duo secret pour un rendu élégant
Le point de riz peut se tricoter avec à peu près tout, mais le rendu change radicalement selon la laine et les aiguilles. Sur un fil lisse (type mérinos peigné), les grains ressortent avec précision : c’est net, graphique, très “atelier chic”. Sur un fil plus poilu (mohair, alpaga brossé), la texture devient plus douce, plus floue, et le relief se fond dans un halo. Les deux sont beaux ; l’important est de choisir en conscience, selon l’effet recherché.
Le diamètre des aiguilles, lui, agit comme un réglage de contraste. Trop petit : le tissu devient rigide, les mailles se serrent, et la main fatigue. Trop grand : le motif perd en définition, et la surface peut sembler irrégulière. Une règle simple : commencer par la taille conseillée sur l’étiquette du fil, puis ajuster d’une demi-taille à une taille selon l’objectif (plus souple ou plus dense).
Un set d’aiguilles polyvalent : l’option qui évite d’être bloquée
Quand l’envie de tester plusieurs laines arrive, disposer de plusieurs tailles d’aiguilles devient un vrai confort. Les lots avec plusieurs diamètres (par exemple de 2 mm à 10 mm) permettent d’explorer sans devoir racheter à chaque fois. Les aiguilles en aluminium ont un avantage pratique : elles sont légères, glissent bien, et la pointe passe facilement dans les mailles, ce qui rend le geste plus fluide sur un point texturé.
Le détail qui change tout, surtout pour les débutantes : des tailles marquées clairement et un rangement séparé par paire. Ça évite de mélanger, et ça limite les pauses “où est passée l’aiguille 5 mm ?”. Ce genre d’organisation enlève de la friction et remet le plaisir au centre.
Adapter le point de riz aux laines “capricieuses”
Avec un fil qui gonfle beaucoup, le point de riz peut élargir légèrement le tricot et donner une impression de volume. C’est souvent recherché pour des accessoires bien douillets. Pour mieux anticiper cet effet, cette lecture peut aider : pourquoi le tricot peut élargir selon la laine. Comprendre ce comportement évite les surprises quand on mesure un ouvrage.
Et si l’envie va vers un rendu très vaporeux, le mohair est magique… mais il demande un peu de méthode pour garder des mailles lisibles. Une ressource utile pour éviter le flou total : tricoter le mohair sans galérer. Le point de riz avec un mohair fin + une base de fil lisse (tenus ensemble) donne souvent un résultat ultra élégant, parfait pour un col ou un petit gilet.
En clair : le même tutoriel peut produire des tissus totalement différents. Et c’est là que le tricot devient créatif, sans complexité supplémentaire.
Tutoriel point de riz pas à pas : la technique facile à mémoriser (et à corriger)
Le point de riz a une réputation de point “qui se fait tout seul” une fois compris. C’est vrai, mais à une condition : accepter que les premiers rangs soient le moment où l’œil s’entraîne. Les mailles n’ont pas encore une identité claire, le fil tourne, on hésite. Puis, vers 3 à 5 cm, le motif se stabilise et la lecture devient naturelle. La bonne nouvelle : c’est un point très indulgent. Une petite erreur se repère assez bien quand on sait quoi regarder.
Pour s’y mettre sans stress, l’idéal est de monter un nombre pair de mailles. Ce n’est pas une obligation absolue selon les variantes, mais c’est le chemin le plus simple pour obtenir une alternance régulière.
Les étapes claires (à garder sous les yeux)
- Monter les mailles : par exemple 20 ou 30 pour un échantillon.
- Rang 1 : tricoter 1 maille endroit, 1 maille envers, répéter jusqu’à la fin.
- Rang 2 : tricoter l’inverse de ce qui se présente (endroit sur envers, envers sur endroit).
- Répéter les rangs 1 et 2 jusqu’à la hauteur voulue.
- Rabattre sans trop serrer pour garder un bord souple.
Le petit hack qui aide énormément : au début de chaque rang, prendre deux secondes pour repérer visuellement la première maille. Si elle ressemble à un “V”, elle se tricote envers sur ce rang. Si elle ressemble à une barre/bosse, elle se tricote endroit. Ce micro-rituel évite la sensation de “tricoter à l’aveugle”.
Corriger sans tout détricoter : la méthode douce
Si une maille endroit a été tricotée endroit au mauvais endroit, le motif forme une petite colonne qui accroche l’œil. Plutôt que de tout défaire, il est possible de “rattraper” dès le rang suivant en reprenant l’inversion correctement. Le point de riz pardonne : au bout de quelques rangs, l’irrégularité se fond souvent dans la texture, surtout avec une laine un peu gonflante.
Pour celles qui aiment comprendre ce qu’elles font (et gagner en confiance), une excellente piste est de s’entraîner à obtenir des mailles bien régulières. Une ressource utile : des astuces pour des mailles plus nettes. Ce n’est pas une quête de perfection, juste un moyen de rendre le geste plus confortable et le rendu plus propre.
Cas pratique : un bonnet texturé qui reste simple
Le point de riz est parfait pour un bonnet : il apporte un relief qui se voit même sur une couleur unie. En plus, il “accroche” un peu la chaleur. Pour aller plus loin sur un projet concret, il peut être utile de suivre une trame complète de bonnet, puis de remplacer le point principal par du point de riz. Un guide pratique pour se repérer dans les tailles et la construction : tricoter un bonnet étape par étape.
Quand la technique est claire, la créativité devient simple : changer de fil, changer de taille, et le point raconte une autre histoire.
Une fois ce geste acquis, le vrai terrain de jeu commence : comment intégrer ce point dans des projets qui ont l’air “boutique”, tout en restant faciles à faire à la maison.
Projets faciles et élégants en point de riz : écharpe, pull, bébé, tricot en rond
Le point de riz est un caméléon. Il peut devenir l’élément principal d’un ouvrage (une écharpe full texture) ou un détail qui fait tout (un col, des poignets, une bordure). Il apporte une finition soignée, un côté “fait main premium”, sans demander une technique complexe. Et comme il ne roule pas comme le jersey, il est particulièrement agréable pour les accessoires : moins de lutte avec les bords, plus de plaisir à voir le tissu se construire.
Écharpe : le projet doudou qui apprend la régularité
Une écharpe en point de riz, c’est le projet parfait pour ancrer le geste. La répétition calme, le motif se voit vite, et l’ouvrage avance avec une satisfaction très tangible. Pour planifier sans se décourager, il aide d’estimer le temps de tricot selon la longueur, l’épaisseur de laine et le rythme. Cette ressource peut donner une idée réaliste : combien de temps pour tricoter une écharpe.
Astuce élégance : choisir une laine unie et jouer sur une largeur généreuse. Le point de riz capte la lumière, et même une couleur simple paraît plus riche. Autre option très chic : une rayure fine (deux couleurs proches) pour un relief discret.
Pull simple : la texture qui structure sans compliquer
Sur un pull, le point de riz fonctionne très bien en empiècement, en bandes verticales, ou en “all-over” sur un modèle droit. Il donne un tombé un peu plus dense que le jersey, ce qui aide à garder une forme nette. Un cas concret souvent adoré : un petit pull bébé en point de riz, parce que la texture est mignonne, solide, et agréable à porter. Une trame pour se lancer sur ce type de projet : tricoter un pull bébé simplement.
Le fil conducteur peut être celui d’une créative qui tricote un cadeau de naissance : elle choisit une laine douce, teste un échantillon, puis fait le corps en point de riz pour un rendu “petit grain” ultra tendre. Même avec une construction basique, l’effet final est celui d’une pièce travaillée. Le point fait le style.
Tricot en rond : attention aux variantes (et au rythme)
Le point de riz peut se tricoter en rond, mais il faut adapter la logique, parce qu’on ne “revient” pas comme en aller-retour. Beaucoup se font piéger ici : elles tricotent exactement la même alternance à chaque tour, et le motif se transforme. Pour réussir, il faut suivre une séquence pensée pour le rond (souvent sur deux tours, avec décalage). Si l’envie est de tricoter un snood ou un bonnet sans couture, cette ressource aide à poser les bases : apprendre à tricoter en rond.
Quand le point est bien calé en rond, le résultat est superbe : une texture régulière, sans rupture, idéale pour des accessoires modernes. Et c’est aussi là qu’un petit marqueur de début de tour devient ton meilleur allié.
Idées express pour varier sans changer de technique
- Point de riz bicolore : alterner deux pelotes tous les deux rangs pour un chiné maison.
- Bandes texturées : point de riz sur 10 mailles au milieu d’un jersey, pour une écharpe graphique.
- Finitions premium : utiliser ce point en bordure de plaid ou de gilet pour une tenue impeccable.
Pour nourrir l’inspiration côté matières et associations, une visite peut faire naître des idées de projets très personnels : des créations uniques à partir de pelotes de laine. Parce qu’un point classique devient vraiment vivant quand il rencontre une couleur, une fibre, et une intention.
Le plus beau dans ce point, c’est qu’il suit tes envies : minimaliste ou texturé, sage ou audacieux, il reste facile et toujours élégant.
Pourquoi mon point de riz ne ressemble pas à des “grains” réguliers ?
Souvent, c’est soit une inversion oubliée (tu tricotes deux rangs identiques), soit une tension qui change trop entre les mailles endroit et envers. Reprends doucement : sur le rang suivant, tricote bien l’inverse de ce qui se présente et vise une tension similaire sur les deux gestes. Après quelques centimètres, la texture s’équilibre d’elle-même.
Faut-il un nombre pair de mailles pour tricoter le point de riz ?
Pour la version la plus simple en aller-retour, commencer avec un nombre pair rend l’alternance très intuitive. Avec un nombre impair, c’est possible aussi, mais l’alternance “décale” au début de rang et demande plus d’attention. Pour apprendre facilement, un montage pair reste le plus confortable.
Quel type de laine met le plus en valeur le point de riz ?
Les fils lisses (mérinos, coton, acrylique bien torsadé) montrent un relief net et graphique. Les fils poilus (mohair, alpaga brossé) adoucissent la texture et donnent un effet plus flou, très cocooning. Le meilleur choix dépend de l’effet recherché : grain bien dessiné ou matière nuageuse.
Le point de riz convient-il pour un bonnet ou un snood tricoté en rond ?
Oui, mais il faut adapter la séquence, car en rond on ne tricote pas de rang envers au sens aller-retour. Utilise une variante pensée pour le tricot en rond (avec alternance et décalage sur deux tours) et place un marqueur de début de tour. Le rendu est très joli sur les accessoires.

Je m’appelle Noémi, et je suis une passionnée de DIY. J’adore le tricot, le crochet, la peinture et toutes les activités manuelles qui stimulent ma créativité. Sur ce site, je partage mes projets, mes astuces et mon amour pour l’artisanat.

