Un simple mouvement du fil peut transformer une surface dense en une étoffe légère, presque dessinée par la lumière. Le jeté est ce geste discret du tricot : il ajoute une boucle sur l’aiguille droite et, une fois travaillé au rang suivant, crée une nouvelle maille. Selon la manière dont cette boucle est tricotée, elle devient soit un petit trou volontaire, soit une augmentation plus ou moins visible. C’est toute la magie des ajours : un espace qui n’est pas une erreur, mais un motif pensé.
Dans un châle triangulaire, un pull d’été, une bordure délicate ou une dentelle graphique, le jeté sert à la fois la forme et le décor. Il demande surtout de comprendre le trajet du fil, de compter ses mailles avec attention et d’associer l’augmentation à une diminution lorsque le modèle veut conserver la même largeur. Pour suivre le fil de cet apprentissage, imaginons Léa, tricoteuse curieuse, qui cherche à créer son premier châle ajouré : chaque jeté devient pour elle une fenêtre dans le tissu plutôt qu’un mystère sur l’aiguille.
En bref
- Le jeté consiste à passer le fil autour de l’aiguille droite avant de travailler la maille suivante.
- Il ajoute une maille et produit généralement un ajour, c’est-à-dire un trou décoratif.
- Dans la dentelle, il est souvent compensé par une diminution afin de garder le même nombre de mailles.
- Pour modeler un châle, il peut être placé près des lisières afin d’élargir l’ouvrage régulièrement.
- Le rang suivant détermine l’apparence du trou : tricoter le jeté dans un brin ou l’autre modifie son orientation et son ouverture.
Le jeté au tricot : comprendre l’augmentation qui crée les ajours
Une augmentation au tricot désigne toute action qui fait apparaître une maille inexistante au rang précédent. Certaines naissent directement dans une maille déjà présente, d’autres sont relevées entre deux mailles, et le jeté appartient à une troisième famille : il dépose volontairement du fil sur l’aiguille. Cette réserve devient ensuite une maille à part entière. Sa particularité est de laisser un espace sous elle, d’où son rôle essentiel dans les points ajourés.
Le jeté ne doit donc pas être confondu avec un fil qui se serait échappé par accident. Une maille tombée crée une échelle instable qui descend dans le tricot ; un jeté, lui, est placé avec intention et intégré au dessin. Quand Léa observe son échantillon contre une fenêtre, elle découvre que chaque boucle supplémentaire laisse passer la clarté. Le tissu garde sa cohésion, mais il respire différemment : les holes, terme parfois rencontré dans des explications internationales, deviennent des éléments graphiques.
Le geste de base pour faire un jeté au point endroit
Lorsque la maille suivante est à l’endroit, le mouvement est simple. Le fil se trouve d’abord derrière le travail, comme pour tricoter normalement à l’endroit. Il passe ensuite entre les deux aiguilles vers l’avant, monte par-dessus l’aiguille droite et revient derrière celle-ci. Après ce tour, on tricote la maille suivante sans serrer exagérément. La boucle déposée avant cette maille constitue le jeté.
- Placez le fil entre l’aiguille gauche et l’aiguille droite.
- Amenez-le vers l’avant du travail.
- Faites-le passer au-dessus de l’aiguille droite puis derrière celle-ci.
- Tricotez la maille suivante selon l’instruction du rang.
- Au rang suivant, travaillez la boucle du jeté comme une maille indiquée par le patron.
Le geste varie légèrement si l’on passe d’une maille envers à une maille endroit, ou inversement. Il faut toujours regarder où se situe le fil avant le jeté et où il doit se trouver pour la maille suivante. Un patron écrit « jeté, 1 m. env. » oblige par exemple à positionner le fil de façon à pouvoir tricoter l’envers après avoir entouré l’aiguille. C’est moins une difficulté qu’une petite chorégraphie : le fil doit arriver au bon endroit sans former un tour supplémentaire involontaire.
La tension compte énormément. Un jeté serré à l’excès donne un trou timide et peut tirer sur les mailles voisines ; un jeté laissé très lâche risque de créer une ouverture disproportionnée. L’objectif n’est pas de supprimer l’espace, mais de conserver une tension régulière. Pour s’exercer, Léa travaille une bande de vingt mailles : elle alterne quelques rangs de jersey et un jeté toutes les quatre mailles. Sur cet échantillon, les différences de tension se lisent immédiatement.
Pourquoi le jeté est décoratif mais aussi structurel
Dans une dentelle traditionnelle, un jeté est souvent suivi ou précédé d’une diminution. Le jeté ajoute une maille ; la diminution en retire une. Le total reste donc identique, tandis que le dessin se modifie. Une séquence telle que « jeté, 2 mailles ensemble à l’endroit » crée à la fois un trou et une ligne inclinée. Répétée, elle peut former des feuilles, des vagues, des losanges ou des éventails.
Dans d’autres projets, on ne compense pas l’ajout. Le nombre de mailles augmente alors vraiment. Deux jetés placés à proximité d’une maille centrale dessinent le départ d’un châle triangulaire ; des jetés régulièrement espacés peuvent élargir une bordure souple. Le jeté agit ainsi comme une augmentation décorative, alors que des procédés comme le KFB ou l’augmentation intercalaire cherchent souvent davantage la discrétion.
La règle à garder en tête est claire : un jeté modifie le compte de mailles tant qu’aucune diminution ne l’équilibre. Cette idée suffit à lire une grande partie des grilles ajourées sans se perdre. Le vide apparent n’est jamais vide de sens : il raconte la construction du motif.

Comment réussir un jeté au tricot selon les mailles qui l’entourent
Le même mot, « jeté », cache plusieurs trajets possibles du fil. Voilà pourquoi un tutoriel tricot utile ne se limite pas à dire « enroulez le fil ». La maille précédant l’augmentation et celle qui la suit dictent le chemin. Avec une succession d’endroits, le fil décrit facilement un cercle autour de l’aiguille droite. Entre deux envers, il doit parfois revenir vers l’avant après le tour pour être prêt à former la boucle suivante.
Le réflexe le plus fiable consiste à ralentir pendant quelques répétitions et à poser une question très concrète : « Où doit se trouver mon fil pour tricoter la maille suivante ? » S’il doit être derrière pour une maille endroit, le jeté se termine derrière. S’il doit être devant pour une maille envers, le fil revient devant après avoir encerclé l’aiguille. Cette vérification évite les jetés oubliés et les mailles accidentellement torses.
Tricoter le jeté au rang suivant et contrôler l’ouverture
Au rang suivant, la boucle créée est généralement tricotée comme une maille normale. Travaillée par le brin avant, elle reste ouverte et forme un ajour net. C’est le choix habituel pour la dentelle. En la tricotant par le brin arrière, on croise la boucle : l’ouverture se referme largement et l’augmentation devient plus compacte. Cette seconde option peut être demandée par un point texturé, mais elle ne produit pas l’effet aérien recherché dans un motif de feuilles.
Léa fait l’expérience sur deux mini-échantillons identiques. Dans le premier, elle tricote tous les jetés à l’endroit par le brin avant ; les trous deviennent ronds et visibles après lavage. Dans le second, elle les prend par le brin arrière ; la surface paraît plus dense et les ouvertures s’effacent. Elle comprend alors que le jeté ne s’achève pas au moment où le fil tourne autour de l’aiguille : son traitement au rang suivant fait partie intégrante de la technique tricot.
| Situation | Effet sur le nombre de mailles | Résultat visuel | Usage courant |
|---|---|---|---|
| Jeté seul | Ajoute 1 maille | Ouverture décorative | Châle, bordure, élargissement |
| Jeté + diminution | Nombre stable | Ajour accompagné d’une ligne inclinée | Dentelle et motifs répétitifs |
| Jeté tricoté dans le brin arrière | Ajoute 1 maille | Ouverture réduite, boucle croisée | Textures ou consignes particulières |
| Deux jetés autour d’une maille centrale | Ajoute 2 mailles | Élargissement symétrique | Châle triangulaire |
Les erreurs fréquentes et la manière de les transformer en apprentissage
L’erreur classique est d’oublier de tricoter le jeté au retour. La boucle glisse alors de l’aiguille et le nombre de mailles ne correspond plus au patron. Il suffit de compter après chaque rang comportant des augmentations : si le modèle prévoit deux jetés sans diminution, le total doit avoir augmenté de deux. Un marqueur placé avant une répétition complexe aide aussi à isoler rapidement l’endroit où le compte s’est décalé.
Une autre confusion vient du fil enroulé deux fois autour de l’aiguille. Cela arrive lorsqu’on prépare une maille envers après un jeté sans distinguer les deux gestes. Le résultat est une double boucle, parfois recherchée dans certains points, mais généralement imprévue. Il ne faut pas tirer dessus : on défait tranquillement jusqu’au moment où le fil a changé de position et on recommence avec lenteur.
Les ouvrages ajourés révèlent leurs intentions après le blocage. Une pièce encore humide, mise en forme aux bonnes dimensions, ouvre les motifs et régularise le tissu. Les conseils pour bloquer un tricot avec un rendu soigné sont particulièrement précieux pour un châle ou une étole. Un jeté bien exécuté prend alors toute sa place : il n’est plus un simple cercle de fil, mais l’intervalle qui donne du rythme à l’ensemble.
Créer des ajours et de la dentelle avec le jeté au tricot
La dentelle au tricot repose sur une alliance : les augmentations ouvrent le tissu, les diminutions sculptent les lignes qui les entourent. Cette alternance fait naître des dessins étonnamment variés avec un vocabulaire limité. Un jeté suivi de deux mailles tricotées ensemble trace une diagonale ; deux jetés encadrant une diminution double peuvent évoquer la nervure d’une feuille ; des répétitions décalées suggèrent des vagues.
Le mot ajour ne décrit pas seulement un trou. Il désigne l’équilibre entre les parties pleines et les espaces laissés visibles. Un motif réussi ressemble à une partition : les silences sont aussi importants que les notes. Dans une étole d’été, des ouvertures trop serrées rendent le dessin confus ; trop larges, elles fragilisent le tissu. Le choix du fil, des aiguilles et de la tension façonne donc autant le rendu que la grille elle-même.
Lire une grille ajourée sans perdre le fil
Une grille se lit habituellement de bas en haut. Sur l’endroit, les rangs se parcourent de droite à gauche ; sur l’envers, de gauche à droite, sauf indication contraire du modèle. Les symboles indiquent les jetés, les diminutions et les mailles simples. Avant de commencer, il est sage de vérifier la légende : deux dessins semblables peuvent employer des conventions différentes selon l’éditeur du patron.
Léa choisit un motif de point vague pour son premier essai. Elle remarque que chaque rang ajouré comporte quatre jetés et quatre diminutions. Le nombre de mailles demeure stable, mais la texture avance comme une petite marée. Pour explorer ce type de dessin, un point vague au tricot montre bien comment les inclinaisons et les ouvertures composent un relief fluide.
Pour éviter toute dérive, il est efficace de découper mentalement la grille en répétitions. Si un motif se répète sur douze mailles, on peut poser un marqueur entre chaque groupe. Après avoir terminé une répétition, on vérifie que le jeté est bien présent et que la diminution a été exécutée. Cette méthode paraît lente sur les premiers rangs, mais elle fait gagner un temps précieux : détricoter une seule séquence est toujours plus agréable que revenir sur dix rangs.
Choisir le fil et les aiguilles pour révéler les motifs
Un fil lisse met les ajours en évidence. La laine mérinos retordue, le coton mercerisé, le lin ou certains mélanges soie-lin offrent des contours lisibles. À l’inverse, un fil très poilu peut brouiller les petits trous, même s’il apporte une aura douce et vaporeuse. Rien n’interdit cet effet ; il faut simplement savoir qu’un motif très détaillé se verra moins dans un mohair aérien que dans une laine sèche et ronde.
Les aiguilles influencent aussi l’architecture de la dentelle. Avec une taille légèrement supérieure à celle recommandée pour du jersey serré, les jetés s’ouvrent et le drapé devient plus souple. Trop grandes, elles donnent toutefois un tissu sans tenue. L’échantillon n’est donc pas une formalité : il permet de mesurer la largeur, mais aussi de juger la netteté du dessin après lavage et séchage.
Les bordures méritent une attention particulière. Un motif ajouré qui s’élargit peut tirer latéralement et créer un bord ondulant. Une lisière de quelques mailles au point mousse stabilise souvent la pièce sans éteindre sa légèreté. Dans un projet plus graphique, une bordure de tricot qui reste bien à plat aide à encadrer les motifs sans gondoler.
La dentelle ne réclame pas une perfection mécanique : elle réclame une régularité attentive. Chaque ouverture devient lisible lorsque les gestes sont constants, et le dessin finit par apparaître comme une image révélée dans le fil.
Utiliser le jeté comme augmentation pour châles, écharpes et formes triangulaires
Le jeté ne sert pas uniquement à dessiner des motifs. Il peut construire la forme même d’un ouvrage. C’est particulièrement évident dans les châles triangulaires : on augmente à intervalles réguliers pour que l’étoffe gagne de l’ampleur. Deux jetés placés à l’intérieur des lisières, un au début et un à la fin des rangs endroit, créent une pente douce et régulière.
Un châle commencé par quelques mailles peut ainsi s’élargir progressivement. Si l’on ajoute deux mailles tous les deux rangs, les bords montent de manière symétrique et l’ouvrage adopte une silhouette triangulaire. Pour Léa, ce projet est idéal : la répétition lui permet d’automatiser le geste, tandis que les petits ajours latéraux dessinent une ligne délicate qui accompagne toute la croissance du châle.
Placer les augmentations pour une forme équilibrée
Dans un modèle à plat, les jetés sont souvent posés après une ou plusieurs mailles de bord et avant les dernières mailles. Ces lisières empêchent l’ouverture de se retrouver sur le bord exact, où elle pourrait le fragiliser. Dans un châle à colonne centrale, on peut également travailler un jeté de chaque côté d’une maille repère. Les augmentations se répondent alors comme deux ailes autour d’un axe.
Il existe des projets où l’on souhaite une ligne d’augmentation discrète. Dans ce cas, un jeté n’est pas toujours le meilleur choix, car son ouverture reste visible. Les méthodes intercalaires M1L et M1R, inclinées à gauche ou à droite, produisent un résultat plus fermé. Pour choisir une solution destinée à une manche ou à une emmanchure sans trou décoratif, il est utile de comparer avec une augmentation de tricot sans trou.
Le jeté conserve cependant un avantage esthétique remarquable. Sur une écharpe fine, une succession de jetés espacés crée une bordure d’échelle ; sur un châle, elle transforme la construction en ornement. Il permet d’assumer la croissance du tissu au lieu de la dissimuler. L’augmentation devient visible, et cette visibilité fait partie du projet.
Étude de cas : un châle simple pour apprivoiser les mailles supplémentaires
Voici une logique de travail facile à adapter. Léa monte trois mailles et tricote quelques rangs au point mousse. Sur chaque rang endroit, elle travaille une maille de lisière, fait un jeté, tricote les mailles centrales, réalise un second jeté, puis termine par une maille de lisière. Les rangs envers se tricotent sans ajout, en travaillant les boucles créées comme des mailles ordinaires.
Au bout de dix rangs endroit avec augmentation, son ouvrage compte vingt-trois mailles : les trois mailles de départ auxquelles s’ajoutent deux mailles à chacun des dix rangs d’augmentation. Ce calcul simple rassure. Dès qu’elle compte vingt-deux ou vingt-quatre mailles, elle sait qu’un détail mérite d’être vérifié avant de continuer.
Les modèles plus ambitieux alternent ensuite des zones de jersey, de mousse et de dentelle. L’important est de conserver la cadence d’augmentation. Un marqueur ou un carnet de rangs évite de se demander si l’on a déjà travaillé le rang prévu. Pour un vêtement construit du haut vers le bas, la logique est différente mais apparentée : les augmentations donnent du volume aux épaules, à l’empiècement ou aux manches. Les principes d’un pull femme top-down permettent de voir comment ces ajouts structurent une pièce portable.
Dans un châle, le jeté ne se contente pas d’augmenter la largeur : il rend la progression visible et transforme la construction en signature décorative.
Jeté, augmentations en miroir et tricot circulaire : maîtriser les placements
Le tricot en rond ne change pas la nature du jeté, mais il modifie les repères. Il n’y a plus de début ni de fin de rang apparents : on avance en spirale de tours successifs. Les marqueurs de mailles deviennent alors indispensables pour signaler le début du tour, les lignes de raglan, le centre d’un motif ou les emplacements exacts des augmentations.
Dans un empiècement circulaire, des jetés peuvent dessiner une dentelle rayonnante. Dans un châle tricoté en rond, ils peuvent former des pétales concentriques. Le fil se déplace sans interruption au même endroit du tissu, ce qui donne une grande régularité, mais oblige à surveiller les répétitions. Un jeté oublié dans un tour peut rompre la symétrie de manière plus visible que sur une pièce à plat.
Les augmentations en miroir autour d’un marqueur
Les augmentations en miroir sont placées par paires afin que les deux côtés d’un axe se répondent. Avec des M1L et M1R, l’inclinaison peut être volontairement orientée vers l’intérieur ou l’extérieur. Le jeté, lui, n’a pas d’inclinaison propre. Il convient donc parfaitement aux compositions symétriques : deux jetés placés de part et d’autre d’une maille centrale créent deux ouvertures équivalentes.
Dans un raglan, on rencontre souvent l’instruction « augmenter une maille de chaque côté du marqueur tous les deux tours ». Si le modèle demande des ajours, il peut employer des jetés avant et après les marqueurs. Si le résultat doit rester dense, il privilégiera les augmentations intercalaires. Cette différence répond à une intention de design : montrer la ligne ou la fondre dans le tissu.
Une répétition de quatre lignes de raglan fournit un bon exercice. On place quatre marqueurs, puis on crée deux augmentations près de chacun d’eux sur le tour indiqué. Cela ajoute huit mailles par tour d’augmentation. En notant ces tours, Léa peut anticiper la largeur de son empiècement et comprendre pourquoi le patron précise un rythme si rigoureux.
Déchiffrer les consignes et garder un compte juste
Une instruction telle que « augmenter de chaque côté tous les douze rangs : 4 x 1 maille, puis tous les huit rangs : 6 x 1 maille » peut sembler compacte. Elle signifie qu’il faut ajouter une maille à chaque côté, répéter cette opération quatre fois avec douze rangs entre les occurrences, puis recommencer six fois avec un intervalle de huit rangs. Chaque série ajoute donc deux mailles à chaque rang d’augmentation lorsqu’elle concerne les deux bords.
Quand un patron indique seulement « augmenter une maille » sans nommer la méthode, l’augmentation intercalaire est souvent un choix prudent, car elle reste discrète. En présence d’un motif ajouré ou d’une bordure volontairement légère, le jeté peut être plus cohérent. Il faut toujours consulter la liste des abréviations et les notes du modèle avant de décider. Les designers y précisent généralement si un YO, une M1L, une M1R ou un KFB est attendu.
Le KFB consiste à tricoter une même maille par son brin avant puis par son brin arrière avant de la laisser tomber. Il ajoute une maille, mais laisse une petite barre à sa base. Cette trace peut être décorative ou gênante selon le projet. Les M1L et M1R, travaillées dans le fil horizontal entre deux mailles, sont plus discrètes et offrent des directions opposées. Le jeté, lui, assume son espace : il est l’augmentation qui préfère la lumière à l’effacement.
Pour finir un motif circulaire proprement, on vérifie à chaque tour le nombre total de mailles et la position des marqueurs. Cette routine transforme un ensemble d’abréviations en geste fiable. Dans le tricot, la précision ne retire rien à la poésie : elle permet justement aux ajours de se déployer avec netteté.
Un jeté ajoute-t-il toujours une maille ?
Oui, un jeté dépose une boucle supplémentaire sur l’aiguille. Le nombre de mailles augmente d’une unité, sauf si une diminution réalisée dans le même rang compense cet ajout.
Pourquoi mon jeté ne forme-t-il pas de trou ?
Il a probablement été tricoté dans le brin arrière au rang suivant, ce qui croise la boucle et referme l’ouverture. Pour un ajour visible, travaillez généralement le jeté comme une maille normale par le brin avant.
Peut-on faire un jeté avant une maille envers ?
Oui. Le fil doit entourer l’aiguille droite puis revenir à l’avant afin d’être placé correctement pour tricoter l’envers. Le trajet exact dépend toujours de la maille suivante.
Quelle augmentation choisir pour une manche sans ajour ?
Préférez une augmentation intercalaire M1L ou M1R, ou un KFB selon l’aspect souhaité. Le jeté reste idéal lorsque le trou décoratif fait partie du dessin.

Je m’appelle Noémi, et je suis une passionnée de DIY. J’adore le tricot, le crochet, la peinture et toutes les activités manuelles qui stimulent ma créativité. Sur ce site, je partage mes projets, mes astuces et mon amour pour l’artisanat.

